Du Moléson, on y voit ma maison !

Ben non, même pas. C’est normal, après tout de ma maison je ne vois pas le Moléson. De toute façon, je n’y étais pas monté pour ça et je n’étais même pas parti pour y monter ! C’était ma première sortie en solo. J’étais reparti dans le Jura 15 jours avant avec Christophe et avec JP nous avions fait le lac d’Antème le dimanche précédent. La neige nous avait barré le chemin avant le sommet. La croûte de la Cantine des Rives était une compensation méritée à notre frustration…

Ce 27 mai, je ne pars donc pas pour le Moléson. Je souhaite juste confirmer mon choix de chaussures. Je viens de les changer et leur confort me semble suspect. Le contraste avec mes très vieilles Décath’ dépasse mes capacités de compréhension. Je leur cherche des défauts.

La gourmandise…

Je me souvenais du sentier gourmand que nous avions parcouru quelques années auparavant avec nos filles. Cette petite balade nous avait occupé pratiquement une journée. Aujourd’hui je pensais que c’était une manière agréable de faire un peu de dénivelé et de faire chauffer mes semelles.

En ce dimanche grisâtre, je parque donc la voiture à Rathvel et j’attaque le sentier forestier.

Au bout de 45 minutes j’arrive à l’endroit que nous avions mis 2h30 à atteindre avec les enfants… Il n’est pas encore 10h du matin. J’ai le choix entre rentrer et me recoucher ou continuer à grimper « à vue ». Je choisis la deuxième solution. Il reste 2 mois avant le TMB et il faut assurer un minimum d’entrainement.

Moléson 1
Itinéraire depuis le parking de Rathvel vers le Col de Tremetta

Je continue donc vers Le Villard Dessous et vise le col de Tremetta. Je sais que le bout de route jusqu’à la cabane de Tremetta sera une épreuve pour mes chaussures, surtout à la descente. J’y vais donc avec le sourire du gars sur le point de faire avouer à la petite souris ce qu’elle fait de toutes les dents de lait qu’elle récolte…

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Teysachaud depuis la montée vers le Col de Tremetta

Goudron, neige, caillasse, terre humide. J’arrive au col avec une grosse soif, mais rien de pire. Je m’arrête pour prendre quelques photos et alléger ma gourde. Pendant ce temps, deux cyclistes en profitent pour me doubler et continuer sur la crête. J’observe Teysachaux, sa croix et son camouflage militaire de saison. Cet accès par le versant Est me parait trop hasardeux.

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Vanil Blanc, Grand Sex, Dent de Lys, Teysachaud depuis le col

La crête du Moléson semble plus sympathique. Je fais quelques pas, puis d’autres…

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Le Moléson

Il aurait été dommage de ne pas continuer jusqu’au bout. Ok, c’est pratiquement plat mais bon. La vue est magnifique tout le long et ça fait un joli final. Le temps n’est pas particulièrement menaçant et même si je prends quelques gouttes à la descente, il n’y a aucun passage risqué. Quelques névés tardifs me permettront de tester l’accroche de ces nouvelles chaussures. Je pousse donc jusqu’au bout, me préparant aux regards étonnés de tous ceux qui montent en téléphérique !

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Le Léman et le plateau depuis Le Moléson

Conclusion

C’est une balade que je conseille à tous ceux qui souhaitent en prendre plein la vue pour un effort limité sur un tracé très abordable. On voit le Léman d’un côté et les yeux avertis distingueront le Vanil Noir, le Vanil de l’Ecri, la Pointe de Paray ainsi que quelques dents célèbres (que la petite souris n’a pas réussi à emmener…) de l’autre côté.

Les geek (dont je suis) peuvent me demander le .gpx mais il est facile de faire sans.

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